Affaire des deux réalisateurs français interpellés au Togo Les précisions de la HARC sur les accréditations

 

 

Affaire des deux réalisateurs français interpellés au Togo

Les précisions de la HARC sur les accréditations

 La Haute Autorité de Régulation de la Communication écrite, audiovisuelle et numérique, HARC, s'est prononcée ce mardi. Dans un communiqué, l’institution revient sur l’interpellation des journalistes français Gaël Mocaër et Sébastian Preze Pezzani, annoncée depuis le 18 août.

 Aucune accréditation n’a été demandée  

Selon la HARC,  ni France Télévisions, ni les deux journalistes concernés n’ont déposé de demande d’accréditation auprès de l’Autorité. 

 Or, rappelle la HARC, l’article 20 du Code de la presse et de la communication rend cette démarche obligatoire. Tout correspondant ou envoyé spécial d’un média étranger doit, en plus de sa carte de presse professionnelle, solliciter et obtenir une accréditation auprès de la HARC avant toute mission au Togo.

 L’institution dit n’avoir pas été informée 

La Haute Autorité précise par ailleurs n’avoir été informée ni de l’arrivée des deux ressortissants français sur le territoire togolais, ni de leur qualité professionnelle, ni d’un éventuel tournage prévu, notamment dans la région septentrionale du pays. 

 Une fois délivrée, l’accréditation est systématiquement transmise aux ministères en charge de la Communication et de la Sécurité.

Appel à la retenue et rappel à la loi 

Face aux informations contradictoires qui circulent sur les réseaux sociaux et dans la presse, la HARC appelle à la retenue. Elle insiste sur la nécessité de laisser la justice togolaise conduire les investigations en toute sérénité afin d’établir les circonstances exactes de la présence des deux individus, la nature de leurs activités et les faits qui pourraient leur être reprochés.

 L’institution profite de cette mise au point pour rappeler à l’ensemble des journalistes et créateurs de contenus l’obligation de respecter la législation togolaise en matière d’information et de communication.

 Le dossier est désormais entre les mains de la justice.